Quelles sont les modalités du traitement antiviral ?
Comme pour de nombreuses maladies, il vaut mieux traiter l’hépatite C au début de son évolution. Cependant, en cas d’hépatite minime ou d’absence de fibrose importante, comme il s'agit d'une maladie qui évolue lentement, on considère qu’il n’y a pas d’indication du traitement. Dans ces cas, on recommande une surveillance régulière des transaminases et un contrôle de l’évolution de la maladie par une nouvelle biopsie du foie 3 à 5 ans plus tard. La décision du traitement doit être prise en étroite collaboration avec le (ou les) médecin(s).
Avant le traitement
C’est au patient d’étudier avec son médecin le moment le plus favorable pour commencer le traitement. En effet, il faudra tenir compte :
- des conséquences sur la vie professionnelle (arrêt de travail, incidence sur la conduite d’un véhicule, etc.) ;
- des conséquences possibles sur l’entourage, des modifications temporaires dans le caractère et dans les comportements du patient ;
- de la nécessité de faire réaliser par le chirurgien dentiste un examen de l’état de la dentition;
- de la nécessité absolue d’utiliser des moyens de contraception efficaces dès le début et pendant toute la durée du traitement ;
- un examen ophtalmologique doit être envisagé en cas d’anomalie à ce niveau.
Le début du traitement
ne nécessite pas habituellement d’hospitalisation. L'infirmière enseignant au patient la technique des injections sous-cutanées d'interféron. Par la suite, l'interféron est administré le plus souvent par le patient lui-même. Pour l’interféron standard et la ribavirine, seule la première prescription doit être faite par un médecin hospitalier public ou privé. Le renouvellement du traitement peut être prescrit par tout médecin et se fait de façon mensuelle. La consultation est l'occasion d'un entretien et d'une surveillance biologique sanguine. L’interféron pégylé n’est actuellement disponible qu’à l’hôpital.
La consommation de boissons alcoolisées doit être la plus faible possible en cas de traitement si elle n’a pas déjà été interrompue avant.
La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique de l'intestin. Ce sont les bactéries dites "intestinales" qui sont précisément la cause de ce désordre. Celle qui vient d'être identifiée par l'équipe de l'INRA et de l'Inserm porte le nom de F. prausnitzii. Ces derniers ont montré in vitro qu'elle avait, contre toutes attentes, d'importantes propriétés anti-inflammatoires. C'est la première fois qu'une espèce bactérienne présentant de telles caractéristiques est identifiée chez les patients atteints de cette maladie rare.
La poursuite des travaux de recherche menés par l'Inserm et l'INRA en collaboration avec l'AP-HP pourrait aboutir à la fabrication d'un nouveau probiotique ou au développement de nouveaux remèdes dans les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin. Testée sur les souris, la présence de F. prausnitzii dans l'organisme réduit l'inflammation intestinale et influe favorablement sur la durée de vie des souris.
Les symptômes de cette maladie, extrêmement désagréables pour le patient, sont bien connues : fortes poussées suivies de phases de rémission, de douleurs abdominales, de diarrhées et de fièvres. Une intervention chirurgicale au niveau de l'intestin est souvent requise en cas de complications. Mais un faible taux de F. prausnitzii peut dans ces conditions augmenter le risque de récidive.




