Les personnes atteintes, âgées entre 6 et 18 ans, habitent les quartiers de Nazla, Teksebt, Ennour, Hobba et Nazla Charguia. Les services de la prévention ont déclenché une enquête pour déterminer l’agent causal de cette maladie à transmission hydrique (MTH), qui ne cesse de frapper la région d’El Oued chaque année. Des échantillons d’eau potable ont été soumis à l’analyse, à savoir l’eau du réseau public et les 800 000 l transportés chaque jour à bord de 600 camions-citernes depuis les wilayas limitrophes et vendus à la population. L’eau produite par des unités locales de traitement des eaux a été également analysée.
Une commission de suivi présidée par le secrétaire général de la wilaya a été créée pour s’enquérir de l’évolution de cette maladie. Les services de la santé ne sont presque jamais parvenus à déterminer l’agent causal de la typhoïde qui n’apparaît qu’au mois d’octobre de chaque année, indique une autre source, qui ajoute que « l’apparition réitérée de la typhoïde au mois d’octobre de chaque année et l’échec persistant des services concernés pour identifier l’agent posent avec acuité de vraies questions ; cela constitue un grand risque pour la santé publique comme ce fut le cas l’année écoulée où le nombre de personnes atteintes s’était élevé à plus de 90 cas confirmés et 250 suspects ». Des sources médicales ont indiqué que les conditions de stockage des eaux provenant des wilayas de Tébessa et de Biskra pourraient être l’agent causal de cette maladie. Elles ont également évoqué l’insalubrité des unités de stockage de ces eaux.
Nonobstant le fait que le wali d’El Oued avait pris la décision pour la fermeture de cinq unités de stockage qui appartiennent à des privés, dont quatre sont situées dans la commune de Djemaâ et une autre à Hassi Khalifa. « La provenance de ces eaux est totalement inconnue et la majorité des camions-citernes échappe au contrôle des services sanitaires puisque ce type de commerçants ne se déplacent que de nuit et tout particulièrement après 18 h, l’heure de fin de travail pour les contrôleurs de Hassi Khalifa et Oum Thiour », a tenu à préciser notre source médicale.
Par ailleurs, deux cas de fièvre typhoïde ont été enregistrés dans la ville de Sidi Bel Abbès, plus précisément dans les quartiers populeux de Benhamouda et de Sidi Yacine, apprend-on de source autorisée.
M. Abdelkrim
L’institut national de santé publique (INSP) vient de rendre publique, une étude réalisée en 2005 sur les maladies diarrhéiques et les infections respiratoires aigues (IRA) des enfants âgés de 0 à 4 ans révolus. L’étude a porté sur un total de 71 199 enfants âgés de 0 à 4 ans révolus hospitalisés pour toutes causes confondues à l’échelle nationale durant l’année 2005. Ils représentent 2,4% de la population totale des enfants âgés de 0 à 4 ans révolus.
Parmi eux, 3823 enfants sont décédés, soit un taux de 5,4% des enfants hospitalisés et 0,13% de l’ensemble de cette population infantile. Le nombre d’enfants hospitalisés pour maladie diarrhéique est estimé à 9187, soit 13% du total des enfants hospitalisés et 0.31% de la population globale infantile ciblée et dont 233 enfants décédés des suites de cette maladie, soit 0,3% du total des enfants hospitalisés pour toutes causes confondues et 2,5% des enfants admis pour maladie diarrhéique.
Quant aux affections respiratoires aigues, 5781 enfants ont été hospitalisés, soit 8,1% des hospitalisations et 0,19% de l’ensemble des enfants de cette tranche d’âge. 176 enfants sont décédés des suites de cette maladie, soit 0,2% du total des enfants hospitalisés pour toutes causes confondues et 3% des enfants hospitalisés pour affection respiratoire aiguë. La région de l’Est a enregistré le plus grand nombre d’hospitalisations durant l’année 2005 avec 23629 hospitalisations, soit un taux de 32,8% et représentant 2,5% du total de l’effectif des enfants âgés de 0 à 4 ans révolus.
Cette région sanitaire est suivie par les wilayas du Centre et de l’Ouest avec respectivement 25,7% et 24,3% des hospitalisations et représentant respectivement 2,1% et 2,5% de la population infantile de chacune de ces régions. Par contre, l’étude note un chiffre très faible enregistré par les wilayas du Sud-Ouest avec 1011 hospitalisations seulement (1,4%) : ce qui correspond à 0,97% des enfants âgés de 0 à 4 ans révolus de cette région. Cela pourrait s’expliquer par le nombre très faible de supports reçus et l’absence d’envoi de 2 wilayas de cette région sanitaire. « Parmi l’ensemble de ces enfants hospitalisés, ce sont surtout les nouveau-nés et les nourrissons de 5 à 11 mois qui ont été hospitalisés. C’est durant les deux derniers trimestres, qu’il a été enregistré le plus grand nombre d’hospitalisations », relèvent les auteurs de l’étude et de préciser que parmi les enfants hospitalisés, 5,4% sont décédés pour toutes causes confondues.
Plus des 2/3 des enfants décédés sont des nouveau-nés et les décès sont plus fréquents au cours du 4e trimestre. La région du Sud-ouest a enregistré le plus grand nombre de décès. 13% des enfants hospitalisés l’ont été pour maladie diarrhéique et 2,5% d’entre eux sont décédés. Plus de la moitié des enfants ayant présenté une diarrhée étaient âgés entre 5 et 11 mois, ce qui a engendré le plus grand pourcentage des décès par diarrhée dans cette tranche.
Concernant les affections respiratoires aigues, 8,1% de l’ensemble des enfants hospitalisés l’ont été pour infection respiratoire aiguë (IRA). 44,6% des enfants hospitalisés pour IRA étaient âgés entre 5 et 11 mois. La tranche des 0 - 28 jours est la plus touchée par le décès due à l’IRA. Les wilayas du centre et de l’Ouest ont enregistré le plus grand taux de cas d’IRA. Sur les 176 décès enregistrés pour cause d’infections respiratoires aiguës, la région du Centre arrive à la première place avec 35,2% (0,01% de la population infantile de cette région), suivie par la région de l’Est avec 32,4% des décès par IRA (0,006% des enfants de 0 à 4 de la région) et par la région de l’Ouest (22,7%).
Djamila Kourta
Si l'on a introduit un gène servant à produire une protéine particulière, par exemple, on peut alors tenter de la détecter directement. Il existe de petits kits de détection pour identifier certains OGM de cette manière.
Dans la majorité des cas, il faut recourir à de rigoureuses analyses en laboratoire. La méthode la plus répandue est l'analyse d'ADN. On extrait d'abord l'ADN de la plante. Ensuite, grâce à la technique PCR (Polymerase Chain Reaction ou réaction de polymérisation en chaîne), on multiplie les chaînes d'ADN à des millions d'exemplaires. Ce travail peut être effectué en quelques heures seulement par des machines automatisées. Finalement, on examine les chaînes d'ADN pour y trouver des séquences génétiques d'OGM connus. On peut également faire la comparaison avec des chaînes d'ADN « témoin » dont on est certain qu'elles ne contiennent pas de gènes étrangers.
| Des symbiotes qui perdent leur identité au sein de leur hôte | |
| Selon des équipes de recherche japonaise et espagnole, deux bactéries dont les génomes sont si petits et si simples (les plus petits découverts à ce jour) seraient en train de faire une crise d'identité au sein de leurs hôtes respectifs. Les chercheurs ont séquencé les génomes de ces bactéries "symbiotes" vivant à l'intérieur d'autres organismes. L'un de ces symbiotes serait en train de perdre son statut d'organisme et deviendrait tout simplement une composante de la cellule hôte. L'autre semble être en train de disparaître complètement. Le génome de Carsonella ruddii, qui vit dans des insectes appelés suceurs de sève, a une longueur de seulement 160 kilobases, selon l'équipe japonaise, alors que des études antérieures avaient attribué à cet organisme une longueur minimale d'environ 400 kilobases. Bien que le gènome de Carsonella soit d'une richesse impressionnante, il lui manque désormais plusieurs des gènes considérés comme essentiels à la vie. Ces découvertes suggèrent que Carsonella serait en train de devenir une organelle dans les cellules de l'insecte et que l'hôte compenserait les fonctions génétiques manquantes. Le génome de Buchnera aphidicola est un peu plus grand, avec une longueur d'environ 420 kilobases, selon l'équipe espagnole. Cette bactérie vit dans certains pucerons, en compagnie d'autres bactéries. Par rapport aux espèces cohabitantes, B. aphidicola a perdu grand nombre des fonctions importantes qui lui permettraient de contribuer, comme un bon symbiote, à la survie de son hôte. Les autres symbiotes semblent avoir adopté ces fonctions. Les auteurs pensent que B. aphidicola est en voie de disparition. |
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| Source: Science Illustration: Nancy Moran, Université de l'Arizona |
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