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Pseudo: lamrous yacineCatégorie: ScienceDescription:
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Samedi 20 Mai 2006

Depuis Pasteur, on connaissait deux grands types d’agents infectieux: les virus et les bactéries. Le prion est venu récemment s’ajouter à cette liste. Le terme «prion» provient de l’anglais «protein infection». Comme leur nom l’indique, les prions sont donc des protéines qui agissent comme agents infectieux. Les prions sont responsables de certaines maladies neurodégénératives (encéphalopathies), comme la tremblante du mouton, l'encéphalopathie spongiforme bovine (ou «maladie de la vache folle») et la maladie de Creutzfeld-Jacob. Les prions sont des protéines que l’on retrouve dans le cerveau, chez les mammifères et les oiseaux, et qui joueraient un rôle dans la transmission synaptique. Inoffensives et même utiles, ces protéines deviendraient nocives lorsque, à la suite d’une mutation, leur forme serait altérée. Elles cesseraient alors de jouer leur rôle normal et perturberaient également le fonctionnement et la production d’autres protéines. On ne connaît pas encore très bien le mode de transmission des maladies à prions. L’une des particularités est que les prions seraient en mesure de franchir la «barrière des espèces» - ce qui est plutôt rare pour les autres agents infectieux, virus et bactéries. Par exemple, la maladie de la vache folle aurait été transmise à des bovins nourris de farines animales provenant de moutons atteints de la tremblante du mouton. Une variante de la maladie de Creutzfeld-Jacob serait également liée à la maladie de la vache folle. C’est le biologiste américain Stanley B. Prusiner qui a, le premier, fait l’hypothèse de l’existence des prions. Son hypothèse sera longtemps remise en question puis finalement acceptée. Pour sa découverte des prions, Stanley B. Prusiner a reçu le prix Nobel de médecine en 1997.

publié par lamrous yacine dans: Testez-vous
Vendredi 19 Mai 2006

Tous les êtres humains ont 99,9% de leur génome en commun. En d’autres termes, cela signifie que seulement 0,1% de notre ADN est différent de celui d’autrui. Mais cela représente tout de même 3 millions de bases. Et comme chaque base peut correspondre seulement à quatre types différents (adénine, guanine, cytosine et thymine), cela signifie donc qu’il existe 43,000,000 combinaisons différentes, c’est-à-dire 4 x 4 x 4 x... trois millions de fois. On obtient ainsi un nombre faramineux de combinaisons. Cependant, il s’agit d’un nombre théorique, puisqu’en pratique, de nombreuses combinaisons sont suffisamment nuisibles, en donnant des gènes pouvant empêcher le développement et la survie d’un être humain, qu’elles n’apparaissent jamais dans la nature. Néanmoins, le nombre de combinaisons «viables» est suffisamment grand pour que l’on puisse considérer que les chances que deux personnes partagent le même génome sont nulles. À moins, bien sûr, qu’elles ne soient des jumeaux identiques!

publié par lamrous yacine dans: Testez-vous
Vendredi 19 Mai 2006

Au repos, la température du corps humain est normalement réglée aux environs de 37°C. Elle est contrôlée par une région du cerveau appelée hypothalamus. Lors d'une infection, le système immunitaire déclenche une série de réactions de défense, dont la fièvre. Certaines cellules du système immunitaire, les cytokines, stimulent alors l'hypothalamus pour que celui-ci élève la température corporelle. Pour éviter la perte de chaleur, le corps diminue l'afflux sanguin vers la peau et les muscles peuvent aussi se contracter spontanément pour générer de la chaleur – ce qui donne les «frissons».

La fièvre – ou «pyrexie», dans le jargon médical – serait utile de différentes façons. En plus de gêner la multiplication des virus et des bactéries, l'élévation de température rendrait plus efficace l'activité des globules blancs chargés de les éradiquer. Outre la fièvre, les cytokines peuvent provoquer d'autres symptômes, comme le manque d'appétit, la somnolence et l'apathie. Ces symptômes serviraient à mettre le malade hors d'état de (se) nuire. En effet, en se «sentant mal», le malade est ainsi moins porté à s'activer et à dépenser inutilement son énergie, alors que son corps combat vaillamment l'infection! La fièvre fait donc partie des mécanismes de défense de l'organisme et on peut considérer que les médicaments contre la fièvre – ou «antipyrétiques» – empêchent le corps de faire convenablement son travail.

Cependant, il faut rester prudent. Une très forte fièvre – au-delà de 41°C – peut représenter un danger pour l'organisme. Lorsque la température est trop élevée, le fonctionnement de certains enzymes du corps peut être sérieusement perturbé, ce qui peut entraîner des dommages au coeur et au cerveau, notamment. Les nourrissons de moins de 6 mois sont particulièrement à risque. La fièvre est habituellement plus forte chez l'enfant que chez l'adulte. Son intensité ne correspond pas nécessairement à la gravité de la maladie. Sans compter qu'elle peut survenir sans qu'il y ait infection, en cas de déshydratation on d'hémorragie cérébrale, par exemple. Et, inversement, certaines infections, comme le tétanos ou le botulisme, ne provoquent pas toujours de fièvre.

Si une fièvre vous étreint, il est recommandé de vous reposer et surtout de boire beaucoup de liquide afin d'éviter la déshydratation. Il est conseillé de consulter immédiatement un médecin dans les cas de fièvre chez les enfants de moins de 6 mois.

publié par lamrous yacine dans: Testez-vous
Vendredi 19 Mai 2006
Certaines maladies infectieuses, comme la dengue et la malaria, peuvent être véhiculées par les moustiques.

Ce n'est cependant pas le cas du VIH. De nombreuses études ont démontré qu'il n'y avait aucune évidence de transmission du VIH par piqûres de moustiques ou d'autres insectes – et ce, même dans les régions où l'on peut recenser plusieurs cas de sida et où il y a de grandes populations de moustiques.

Lorsqu'un moustique nous pique, il n'injecte pas de son propre sang ni celui de la personne ou de l'animal qu'il a pu piquer précédemment. Il injecte uniquement de la salive qui agit comme anticoagulant, ce qui lui permet de se nourrir. La dengue et la malaria, par exemple, sont transmises par la salive de certaines espèces de moustiques (Aedes et Anophèle).

Le VIH est en fait un virus assez fragile qui survit très peu de temps à l'intérieur d'un moustique. Contrairement au parasite de la malaria et au virus de la dengue, le VIH ne peut pas se reproduire dans les moustiques. Par conséquent, il disparaît rapidement et ne se retrouve pas dans la salive des insectes.

De plus, selon les spécialistes, les moustiques ne chassent pas immédiatement une nouvelle «proie» après avoir piqué quelqu'un. Ils préfèrent se cacher pour digérer leur repas. Cela donne donc tout le temps pour que le VIH à l'intérieur du moustique disparaisse.

En conclusion, même si un virus du VIH pénètre dans un moustique, l'insecte ne sera pas infecté, le virus ne se retrouvera pas dans sa salive et le moustique ne pourra pas transmettre le virus à la prochaine personne qu'il pique. Et si on écrase un moustique, le risque de contagion est également nul.
publié par lamrous yacine dans: Testez-vous
Vendredi 19 Mai 2006

 

D'OU VIENT L'AROME DU FROMAGE ?

Quand nous nous approchons d'un fromage, une forte odeur envahit notre nez. Les composés volatils responsables de l’arôme du fromage ne représentent qu’une infime partie de sa composition. Ce sont pourtant eux qui vont déterminer notre réaction de dégoût ou au contraire de plaisir. Les arômes sont des molécules appartenant à une famille de composés chimiques appelée les «composés aromatiques», qui font eux-mêmes partie des «composés organiques». Les composés organiques sont des molécules à base de carbone qui sont fabriquées par des végétaux ou des animaux. Dans le cas d’un fromage, les micro-organismes qui se développent à grande vitesse sur ce terrain propice fabriquent la plupart des arômes détectés par notre nez. Les recherches récentes semblent indiquer que les molécules de forme similaire sont perçues comme ayant les mêmes odeurs, et que la nature d’une odeur serait donc liée à la forme de la molécule qui la transporte. Mais cette théorie n’est pas encore définitive. Chose certaine, une molécule possède une odeur à condition qu’elle puisse s’accrocher aux différents récepteurs olfactifs de notre nez. Ces derniers sont reliés au cerveau via le nerf olfactif. Le cerveau transforme en odeur l’influx nerveux qui lui parvient. Les sensations d'odeur sont difficiles à décrire et à classer, mais il existerait au moins sept odeurs primaires correspondant aux sept types de récepteurs olfactifs présents dans notre nez.

publié par lamrous yacine dans: Testez-vous
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