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Vendredi 02 Juin 2006
Tizi Ouzou : L’usine de Novo-Nordisk produira des médicaments pour diabétiques en septembre - El Moudjahid - Algérie - 27/05/2006
Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Amar Tou, a assisté, hier, côté de l’ambassadeur du Danemark à Alger, du vice-président de Novo-Nordisk, du directeur général M.N Algérie, du maire de Kalundborg, ainsi que des autorités  locales de la wilaya de Tizi Ouzou, à l’inauguration de l’usine de production de médicament de traitement du diabète   type 2, sise à Oued Aïssi, 7 km du chef-lieu de wilaya.

Cette nouvelle usine, construite selon les pratiques de fabrication et les standards propres à Novo-Nordisk commencera à produire les comprimés Metformine (500 mg et 850 mg) destinés au traitement du diabète type 2, et ils seront disponibles sur le marché algérien dès que les autorisations réglementaires seront établies. La production d’autres comprimés est envisagée comme une deuxième phase du projet qui interviendra en 2007.
Cette usine produira à partir du 4e trimestre de l’année en cours entre 3,5 à 4 millions d’unités de vente. Cette quantité sera portée à 7 à 8 millions d’unités de vente avec la mise en service de la deuxième phase de l’usine, annoncent les responsables de Novo-Nordisk dans un point de presse.
Cette capacité de production peut- être facilement doublée, si la demande du marché le nécessite, et ce, en travaillant avec deux équipes a-t-on encore annoncé. Lorsque, l’usine sera totalement opérationnelle, elle créera plus de 100 postes d’emploi directs et 250 emplois indirects.

Le vice-président des opérations internationales de Novo-Nordisk s’est dit très fier que l’usine soit maintenant prête. «Nous pensons que ce projet nous a encore rapprochés de notre objectif d’améliorer le traitement du diabète en Algérie ainsi que dans d’autres pays en Afrique», a-t-il encore indiqué. Invité à prendre la parole à l’occasion de cette cérémonie, M. Amar Tou a tenu à préciser que sa présence à l’usine n’est pas pour l’inauguration mais c’est plutôt pour contrôler cette usine, qui ne pourrait être inaugurée avant la validation de ces équipements. Le 30 juin, indique aussi le ministre, verra la validation des lots de médicament que produira cette usine, puis suivra l’analyse du produit entre le 1er et le 8 juillet, et enfin la signature de la décision de mise sur le marché du produit qui interviendra vers le 10 juillet. Le représentant du gouvernement a, en outre, souligné que les médicaments que produira cette usine sont les mêmes qui sont utilisés partout dans le monde.

Précisant que l’usine ne produira pas de l’insuline, le ministre a émis le vœu de passer à une autre étape de production de médicaments, notamment injectables, ajoutant qu’une opération de dépistage de cette maladie est lancée pour permettre d’avoir le nombre exacts de diabétique en Algérie. D’autres opérations de dépistage de maladies chroniques, comme l’hypertension, seront incessamment lancées à travers tout le territoire national, a-t-il annoncé, tout en indiquant que ces opérations permettront à son département d’élaborer un programme de prise en charge de ces maladies chroniques. Pour le ministre de la Santé, l’Algérie, qui ne produit que 23% de ces besoins en médicament, a la volonté et la détermination d’augmenter ce taux à 80%. «Nous avons les moyens pour atteindre cet objectif», dira-t-il optimiste. Par ailleurs, M. Amar Tou fait savoir que 58% de l’insuline utilisée par les diabétiques algériens émane des laboratoires Novo-Nordisk, invitant au passage les partenaires étrangers de l’Algérie à investir dans le domaine de la production de médicaments. Signalons enfin que le coût de la réalisation de la première phase de cette usine, qui est la première que réalisera Novo-Nordisk en Afrique, est de l’ordre de 750 millions de dinars. La réalisation de cette usine a duré 18 mois.

publié par lamrous yacine dans: bio-actualité
Jeudi 01 Juin 2006

Pourquoi doit-on s'inquiéter du facteur Rhésus pendant une grossesse?

Toute personne appartient à l’un ou l’autre des quatre groupes sanguins connus: A, B, AB ou O. Son groupe sanguin est déterminé par la présence de certaines substances – ou «facteurs» – à la surface des globules rouges. Le facteur Rhésus est un autre facteur déterminant pour classifier les globules rouges. Environ 85% des individus sont porteurs du facteur Rhésus (Rh+) et 15% ne le sont pas (Rh-). Lorsque des globules rouges Rh+ sont introduits dans le sang d’un individu Rh-, ceux-ci sont identifiés comme des corps étrangers et l’organisme se met à produire des anticorps pour les détruire. (Par contre, les globules rouges Rh- sont inoffensifs autant pour les individus Rh– que Rh+, car les globes rouges Rh- ne comportent pas le facteur Rh.) C’est pourquoi, en plus du groupe sanguin proprement dit, la détermination du facteur Rh est importante lors des transfusions sanguines.

Le facteur Rh est également à surveiller lors de la grossesse. Si la mère est Rh- et le père est Rh+, ce qui représente 13% des couples, le bébé peut être, suivant les lois de l’hérédité, Rh- ou Rh+. Dans le cas où le bébé est Rh+, il peut se produire ce que les médecins appellent une «allo-immunisation fœto-maternelle» ou «grossesse conflictaire». Lors de l’accouchement, des globules sanguins du bébé peuvent franchir le placenta et pénétrer dans la circulation sanguine de la mère. En présence de ces globules Rh+, le système immunitaire de la mère se met alors à fabriquer des anticorps. Lors du premier accouchement, cela ne posera pas de problème, puisque le sang du bébé ne passe pas dans la circulation sanguine de la mère. Par contre, lors des grossesses ultérieures, les anticorps anti-Rh présents dans le sang de la mère peuvent traverser la barrière placentaire et détruire les globules rouges Rh+ du bébé. Cela provoque alors une maladie hémolytique (anémie, ictère). Dans les cas extrêmes, cela peut même entraîner le décès du fœtus in utero.

Pour éviter les complications, l’une des thérapies consiste à remplacer le sang du nouveau-né Rh+ par du sang Rh-, insensible aux anticorps de la mère. Par la suite, le nouveau-né pourra refaire progressivement son sang. Des transfusions peuvent également se faire durant la grossesse. Une autre méthode consiste à injecter durant la grossesse des «immunoglobulines anti-Rh» à la mère. Ce sont des anticorps qui détruisent les globules rouges Rh+ du bébé qui passent dans le sang de la mère au moment de la naissance. Comme ils sont immédiatement détruits, le système immunitaire de la mère ne fabrique pas ses propres anticorps et il n’y a pas alors de réaction d’immunisation.

publié par lamrous yacine dans: Testez-vous

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