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Pseudo: lamrous yacineCatégorie: ScienceDescription:
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Vendredi 22 Juin 2007

Au début du 18ème siècle, Antonie van Leeuwenhoek fut le premier à observer des « animalcules » grâce à des microscopes de sa fabrication. Il fallut cependant attendre 200 ans pour que la microbiologie connaisse un réel essor, amorcé avec les travaux fondateurs de Louis Pasteur et Robert Koch.


Antonie van Leeuwenhoek

En une quarantaine d'années, d'incroyables progrès conceptuels et techniques seront réalisés. L'étude des bactéries pathogènes conduit à l'invalidation de la théorie de la génération spontanée, la conception des premiers vaccins, la mise en évidence des antibiotiques, la mise en évidence des processus de fermentation. Les trouvailles techniques, que les microbiologistes d'aujourd'hui utilisent toujours quotidiennement, sont également nombreuses : stérilisation, utilisation de milieu de culture solide, invention des boîtes de Petri, étude des cultures pures, coloration de Gram…

Un peu plus tard, Martinus Beijerinck et Sergei Winograsky démontrent l'existence de métabolismes variés comme les processus de symbiose plante/bactéries fixatrices d'azote et l'importance des bactéries dans le cycle du souffre et de l'azote. Leurs travaux sur les bactéries du sol et de l'eau ouvrent la voie de l'écologie microbienne, une discipline qui s'attache à décrire la composition et le fonctionnement des populations bactériennes dans l'environnement.

A partir des années 50, après la découverte de la structure de l'ADN par James Watson, Francis Crick et Rosalind Franklin, le développement des outils de la biologie moléculaire va véritablement révolutionner notre vision du monde bactérien.

Les progrès de la génétique moléculaire et de la biochimie donnent une image complexe de la cellule bactérienne, avec des processus métaboliques extrêmement variés, précis et parfaitement régulés. Les études de taxonomie ont également progressé de façon spectaculaire grâce à la rapidité avec laquelle on peut maintenant accéder à la séquence d'un acide nucléique. En 1977, Carl Woese et George Fox développent les théories et les outils de la phylogénie moléculaire pour étudier les processus de l'évolution. C'est grâce à ces études que l'arbre universel de la vie, avec les trois règnes du vivant, les Archaea, les Bacteria et les Eukarya, a été construit. Ces outils sont utilisés à l'heure actuelle en écologie microbienne pour décrire les nouvelles espèces et étudier la structure des populations bactériennes dans l'environnement.

publié par lamrous yacine dans: bacteriologie
Jeudi 21 Juin 2007

Depuis une vingtaine d'année, grâce aux outils de la biologie moléculaire, l'immensité du monde bactérien est apparue aux microbiologistes. Les quelques 5000 espèces connues à ce jour ne sont que la partie émergée de l'iceberg.

Les bactéries sont capables de s‘adapter à des conditions de vie extrêmement variées et, en particulier, peuvent se développer en présence de fortes concentrations de molécules toxiques.

Dans le cadre de l'étude des interactions uranium/vivant, nous cherchons à exploiter cette extraordinaire ressource génétique que représentent les bactéries de l'environnement. Ces bactéries nous servent de modèle pour mieux comprendre d'un côté, les effets de l'uranium sur la cellule et de l'autre, les mécanismes intervenant dans la réponse suite à l'exposition à ce toxique.


Boite de Petri
publié par lamrous yacine dans: bacteriologie
Mardi 05 Juin 2007

Les maladies sexuellement transmissibles (MST) figurent parmi les maladies infectieuses les plus courantes. Autrefois, le terme était principalement destiné à la syphilis et la gonorrhée, mais actuellement, le terme MST recouvre une vingtaine d'affections transmises sexuellement. La gonorrhée est probablement la plus ancienne MST connue.

Cette maladie sexuelle ne touche pourtant pas trop de malades en Belgique (environ 1 personne sur 100.000). Cette affection peut être très douloureuse et provoquer des dommages irréversibles.

La gonorrhée est également connue sous le nom de blennorragie, de gonococcie ou encore de "chaude-pisse". Tant les femmes que les hommes peuvent attraper cette affection qui est engendrée par la bactérie Neisseria gonorrheae. Cette bactérie s'attache aux muqueuses du système urinaire et à des parties du sexe. D'autres endroits peuvent être touchés par la contamination, comme le "derrière" (par le sexe anal, disons la sodomie) et la gorge (par le sexe buccal, disons la fellation ou le cunilingus).

La contagion survient donc toujours par contact sexuel parce que la bactérie est très sensible (elle meurt à l'air libre). "Confesser" la maladie à son partenaire est assez difficile puisqu'il est évident que, pour l'"attraper", il a "fallu" une infidélité de l'un des deux partenaires. Quoi qu'il en soit, le partenaire doit être averti au plus vite, car la contamination provoque des infections.

Aussi longtemps que l'on n'est pas traité pour l'affection, on reste contagieux. Il vaut mieux prévenir rapidement les personnes avec qui on a eu un contact sexuel, pour intervenir rapidement sur les plaintes typiques.

Symptômes

Les hommes ont des symptômes le plus souvent flagrants qui interviennent après quelques jours ou quelques semaines. Les plaintes caractéristiques sont un suintement purulent de la verge et une douleur importante ou une impression de brûlure lorsqu'on urine. Si la gonorrhée n'est pas traitée à temps, l'inflammation peut se propager à la prostate et aux testicules.

Les femmes ne se plaignent généralement pas. Ceci ne signifie pas que les conséquences pour les femmes soient moins graves. Si les femmes ont des symptômes, il s'agit d'une hausse de la fréquence de l'urine. Celle-ci a une odeur désagréable et ressemble à du pus. Les femmes peuvent également parfois être confrontées à un sentiment de brûlure lorsqu'elles urinent et à la douleur lors du contact sexuel. Même si les plaintes sont moins importantes, la maladie doit être traitée dans les plus brefs délais chez les femmes également. L'infection peut en effet gagner l'utérus et les ovaires, avec parfois comme conséquence une grossesse extra-utérine ou la stérilité.

Traitement

La gonorrhée doit toujours être traitée, car l'affection ne guérit pas seule. En outre, on peut transmettre l'affection aux partenaires sexuels. Les relations sexuelles avec une personne contaminée ne mènent pas automatiquement à la transmission de la maladie. Par contre, les contacts sexuels répétés avec une personne contaminée font augmenter les risques de contagion à 80-90%. De plus, une gonorrhée non traitée peut conduire à l'infertilité dans le pire des cas. Les femmes enceintes peuvent aussi transmettre la maladie à leur bébé.

Si l'on est confronté aux symptômes de la gonorrhée (écoulement de pus et sensation de brûlure en urinant), il faut consulter immédiatement un médecin. Celui-ci établira son diagnostic par une analyse. Une simple cure d'antibiotiques ou une injection suffit pour être guéri. Environ une semaine plus tard, il faut faire un contrôle et le médecin confirmera si oui ou non, on est débarrassé de cette MST.

Prévention

La recette la plus simple pour prévenir la contamination est bien sûr de limiter ses relations sexuelles à un partenaire. Il faut que ce soit également le cas chez le partenaire… On peut se protéger correctement en utilisant un préservatif (pour les relations anales, il existe des condoms plus solides). Le message est donc de faire l'amour en toute sécurité !
publié par lamrous yacine dans: bacteriologie

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