Le laboratoire Sanofi-Pasteur-MSD, un de ses cadres, et un responsable de GlaxoSmith Kline sont mis en cause dans l'enquête sur les conséquences sanitaires supposées liées à la vaccination contre la maladie.

(Reuters)
Le laboratoire Sanofi-Pasteur-MSD a été mis en examen en tant que personne morale pour "homicide involontaire" jeudi 31 janvier dans le cadre de l'enquête sur les conséquences sanitaires supposées liées à la vaccination contre l'hépatite B, a-t-on appris de source judiciaire.
La justice reproche au laboratoire d'être à l'origine du décès d'une jeune femme, morte en 1998 des conséquences d'une sclérose en plaques et vaccinée contre l'hépatite B avec un lot de ce laboratoire, précise-t-on de même source.
En 1994, le gouvernement avait lancé une campagne nationale de vaccination contre cette maladie. Près de 25 millions de personnes sont été vaccinées.
Par ailleurs, la juge d'instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy a mis en examen pour "tromperie aggravée" deux responsables, l'un de Sanofi-Pasteur-MSD et l'autre de GlaxoSmithKline. Ces laboratoires s'appelaient à l'époque Pasteur-Mérieux-MSD et SmithKlineBeecham. Ils ont élaboré puis commercialisé le vaccin contre l'hépatite B.
Ces personnes avaient été entendues précédemment sous le régime de témoin assisté, a-t-on précisé de même source.
Pas de négligence selon le laboratoire
Un responsable de Sanofi-Pasteur-MSD, le Dr Benoît Soubeyrand, a déclaré à l'Associated Press que le laboratoire collaborerait avec la justice, avant d'estimer "injustifiées" les charges retenues. Concernant l'homicide involontaire, il considère que le laboratoire n'a "commis ni de faute, ni de négligence".
"Onze études, dont trois en France, ont été conduites sur le sujet et aucune n'a montré une relation causale entre la sclérose en plaques et la vaccination contre l'hépatite B", a-t-il ajouté.
Une information judiciaire a été ouverte en 1998 à la suite de plaintes pour "homicide involontaire, mise en danger de la vie d'autrui ou publicité mensongère". La dernière plainte remonte à 2007. Une trentaine de personnes se sont constituées parties civiles dans ce dossier. Cinq sont décédées.
Un humain adulte est constitué d'environ 70.000 milliards de cellules, réparties en 200 types différents à peu près (les cellules musculaires, sanguines, etc. sont elles-mêmes de différents types : cellules musculaires lisses, cellules musculaires striées cardiaques, etc.).
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Toutes les cellules de tous les êtres vivants ont un matériel génétique (le "mode d'emploi" des cellules) porté par un ADN ; cet ADN est le même dans toutes les cellules d'un même organisme... L'ADN est toujours constitué de nucléotides, qui diffèrent par leurs bases azotées notées A, T, G et C... Le code génétique (le système utilisé pour fabriquer des protéines à partir de l'ADN) est le même pour toutes les cellules ; en particulier chacun des 20 acides aminés constituant les protéines correspondent à un enchaînement de trois bases azotées (en fait, un même acide aminé est codé par différents triplets, par exemple AGA et AGG correspondent tous deux à l'arginine). Ces constantes dans le fonctionnement des cellules incitent les biologistes à penser qu'il existe une cellule à l'origine de toutes les cellules. Cette cellule primitive serait apparue voici presque 4 milliards d'années et est appelée LUCA (Last Universal Cell Ancestor).
Par contre, le nombre de nucléotides contenus dans l'ADN varie d'une espèce à l'autre ; et l'ordre des nucléotides varie d'un individu à l'autre. Le nombre de nucléotides contenus dans un ADN est considérable ; par exemple pour un humain, si on écrit les symboles des nucléotides (A, T, G, ou C) à la queue leu leu en police courrier 12 sur du papier format A4 on obtient un livre de un million de pages...
Certaines séquences de nucléotides portées par l'ADN portent une information physique ou physiologique ; elles sont appelées gènes. L'ADN des cellules humaines porte environ 30.000 gènes, dont on ne connaît pas forcément la fonction, ce qui laisse libre cours aux imaginations...
Par exemple, le 16 juillet 1993 des chercheurs du National Cancer Institute de Bethesda (nord-ouest de Washington DC) dans le Maryland, sous la direction de D. Hamer, publient un rapport dans lequel ils prétendent avoir prouvé l'existence d'un gène lié à l'homosexualité... Les médias de l'époque parlent immédiatement d'un gène gay, de même que quelques années auparavant ils avaient parlé de "cancer gay" à propos du SIDA. Bien entendu, quand l'équipe de chercheurs dirigée par G. Rice, à l'université de Western Ontario (Canada), reprend la même méthode que celle de D. Hamer, mais de façon plus rigoureuse et sur une échelle plus large, ils concluent, le 23 avril 1999 : "il n'y a pas plus de marqueurs communs que ne le laisse prévoir le hasard", autrement dit le gène trouvé par D. Hamer et son équipe est tout aussi fréquent chez les gays que chez les hétéros...
Aujourd'hui, cette recherche d'un gène lié à l'homosexualité est quasiment inexistante (D. Hamer se consacre maintenant à la recherche d'un gène de... la foi !...). Mais l'idée de gènes prédisposant à tel ou tel comportement social n'est pas encore abandonnée...
L'espoir d'éliminer les gènes porteurs de comportements antisociaux est la base de l'eugénisme, systématisé par F. Galton à la fin du 19è siécle en Angleterre, en s'appuyant sur la théorie de l'évolution de C. Darwin, son cousin (voir "Sex, politics and society", J. Weeks), et rapidement repris aux Etats-Unis, où plus de 60.000 personnes furent stérilisées... Les victimes étaient surtout les malades mentaux (et les homosexuels). Ces stérilisations forcées furent pratiquées dans une trentaine d'états et ne prirent fin que dans les années 1960. L'Allemagne nazie s'inspira des "travaux" américains. L'Angleterre aussi pratiqua l'eugénisme et les stérilisations forcées. Un exemple qui me tient particulièrement à coeur, c'est celui d'un des plus grands génies du 20è siècle, A. Turing, le père (entre autres) de l'informatique, celui qui a craqué les codes allemands pendant la seconde guerre mondiale, qui a modélisé la morphogenèse, etc. (voir la belle biographie que lui a consacré "Pour la science" dans sa série "Les génies de la science"). Il fut condamné à la castration chimique en 1952 (il a dû accepter des injections d'oestrogènes pendant un an, pour éviter la prison, avec les résultats connus de baisse de la libido et de pousse des seins) ; son péché était son homosexualité (et le pire, c'est qu'il n'en avait pas honte ! ! !). A. Turing se suicidera en 1954...
Aujourd'hui, même si on ne sait pas grand chose sur le cerveau, on sait que c'est un organe en perpétuel remaniement. Ses cellules nerveuses construisent des réseaux de neurones depuis l'âge embryonnaire (un mois) et jusqu'à l'âge de 10 ans. Des réseaux peuvent se modifier ou se former par la suite (mais beaucoup moins vite), tout au long de la vie, en fonction des apprentissages, des expériences vécues, etc. Ainsi il est ridicule de penser qu'un gène peut être responsable d'un comportement. Un organisme évolue toujours en fonction de ses intéractions avec son environnement... Ainsi, il ne peut y avoir de gènes responsables de l'homosexualité (par ailleurs, l'existence des bisexuels suffit à en montrer l'inexistence, mais je voulais dire plus). Et, plutôt que d'améliorer l'espèce humaine en sélectionnant ses gènes (d'autant qu'on ne connait pas entièrement leurs rôles et leurs relations avec les autres gènes), si on veut "améliorer" l'espèce humaine, il vaut mieux améliorer son environnement...
Ainsi, il n'existe pas non plus de gènes responsables de la pédophilie, ou du suicide, ou de la délinquance. C'est une évidence scientifique que n'importe quel politique se doit de connaître afin d'administrer ses électeurs sans commettre d'irréparables erreurs. Mais que ne connaît pas notre président (celui qu'une majorité de gens a élu ! ! !). Ainsi, il déclarait, dans "Philosophie magazine" en avril 2007 : "J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1200 ou 1300 jeunes [ce nombre est vraisemblablement sous-estimé] qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable." Notre cher président pense également que la délinquance est génétique, et préconise d'en rechercher les signes avant-coureurs dès l'âge de 3 ans...
Ne connaissant strictement rien aux sciences, il laisse libre cours à ses délires, et fait passer des directives absurdes... Ce serait drôle si personne ne l'écoutait. Malheureusement... Il semble nécessaire de rétablir certaines vérités...
Une variante dangereuse de la bactérie nosocomiale, active dans les hôpitaux, les crèches, les écoles et les salles de sport, circule en Flandre. Cette bactérie a déjà fait des morts aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, écrivent jeudi De Standaard, het Nieuwsblad et Het Volk.
Les bactéries nosocomiales (MRSA ou staphylocoque doré) sont un phénomène connu: il s'agit de germes de maladie résistants aux antibiotiques les plus communs. Mais depuis quelques années, on observe un nombre croissant de cas de ca-MRSA, où le ca signifie community acquired: des staphylocoques résistants qui touchent des personnes saines -et surtout des enfants- en-dehors de l'hôpital.
Les germes causent de dangereuses infections de la peau parce qu'ils libèrent un poison, la toxine PVL. Aux Etats-Unis, le ca-MRSA a déjà fait des victimes: quand les germes atteignent les poumons, il ne faut que deux ou trois jours au poison pour ronger le tissu pulmonaire. C'est pourquoi on qualifie la bactérie de "carnivore".
Herman Goossens, de l'hôpital universitaire d'Anvers, confirme la recrudescence du nombre de cas. "Nous sommes confrontés à un nombre croissant d'infections de la peau dues à des staphylocoques, et cela ne peut être causé que par une circulation du ca-MRSA parmi les infections habituelles."Cette découverte pourrait aider au diagnostic, mais aussi à vérifier l’efficacité du traitement de certains cancers selon les résultats des travaux effectués par Mehmet Toner et ses collègues de l’école de médecine de Harvard.
Des données suggèrent que la quantité de cellules tumorales circulant dans le sang augmente quand le cancer, d’où elles proviennent, progresse, et que cette quantité diminue lorsque le cancer régresse grâce à la chimiothérapie. Le nouveau système mis au point comprend schématiquement une micropuce recouverte d’anticorps destinés à piéger les cellules tumorales, sans les endommager afin de pouvoir mieux les analyser.
Ce mini-laboratoire, testé sur 116 patients atteints de cancers métastasés du poumon, de la prostate, du sein ou encore du colon, a mis en évidence la présence de ces cellules chez 115 de ces patients.
La technique du "laboratoire sur puce" a de surcroît, permis de déceler des cellules tumorales dans le sang de 7 patients ayant un cancer de la prostate, non pas avancé cette fois, mais au stade précoce de la maladie.
Selon la revue, cette nouvelle méthode apparaît plus simple que celles qui ont été jusque là employées pour isoler ces rares cellules se déplaçant dans la circulation sanguine, et cela laisse espérer que ce dispositif puisse devenir utilisable pour un diagnostic rapide du cancer et contrôler son évolution sous traitement.
Les cellules dérivant de tumeurs solides (cancer du sein par exemple) qui circulent dans le sang peuvent être à l’origine de métastases (tumeurs secondaires essaimant dans l’organisme à partir du cancer de départ).
Toutefois, la présence de ces cellules n’est pas toujours de mauvais pronostic car une partie d’entre elles meurent rapidement après avoir atteint le sang et seule une infime portion de ces cellules possède un "potentiel métastatique", relève un spécialiste, Jonathan Uhr (Texas), dans un éditorial de la revue.
Ce constat permet de compter ces cellules et, selon leur quantité, d’adopter un traitement plus ou moins agressif, d’après Jonathan Uhr.
Source:EL MOUDJAHID
Des milliers de victimes chaque étéAinsi on voit arriver les pénuries d’eau, les intoxications alimentaires, l’oisiveté des enfants qui ne sont plus dans les écoles et ce qui est spécifique aux wilayas des Hauts Plateaux et du Sud, les piqûres de scorpion.
En effet, les envenimations par piqûres de scorpions sont fréquentes en Algérie.
Chaque été, des milliers de cas de piqûres sont dénombrées dont des dizaines de cas mortels. L’intérieur des habitations est le lieu où survient le plus grand nombre de piqûres. Arachnide invertébré, le scorpion se retrouve entre les latitudes 45° Nord et Sud.
Sa queue porte à son extrémité un appareil constitué d’une vésicule à venin prolongée par un aiguillon permettant l’inoculation.
Le scorpion, animal nocturne, s’éveille au crépuscule et connaît son maximum d’activité entre 18-20 heures et minuit. Le jour, il se réfugie dans des crevasses du sol, sous des pierres, à l’abri de la lumière.
De nature craintive (il ne pique que lorsqu’il est dérangé) il se nourrit de proies fraîchement tuées ou vivantes, il résiste aux agressions thermiques, au jeûn (il peut rester 1 an sans manger), à la déshydratation, à l’asphyxie et même aux irradiations mais il serait néanmoins sensible aux pesticides.
Actif au printemps et en été, il entre en hibernation dès le début de l’automne ce qui explique la prédominance estivale des piqûres avec un pic journalier en soirée. Son venin agit très rapidement, c’est une neurotoxine.
Les facteurs de gravité de la piqûre chez l’homme sont fonction de l’espèce en cause (en Algérie, l’espèce la plus dangereuse est Androctonus australis hector), de la taille du scorpion (faible risque si inférieure à 3 cm), de sa nutrition, de la quantité de venin injecté, de sa voie d’introduction, de l’âge de la personne piquée et enfin du délai de prise en charge (gravité significative pour un délai supérieur à 2h30).
Sur environ 5 millions de morsures de serpents, piqûres de scorpions ou d’insectes enregistrées chaque année dans le monde et provoquant ainsi la mort de 100.000 personnes, 40.000 décès sont en rapport avec une piqûre de scorpion. En Afrique, sur environ 1 million de personnes piquées par des scorpions chaque année, quelque 20.000 personnes succombent à ces envenimations.
Pour ce qui est du Maghreb, en Algérie on dénombre en moyenne 25 000 à 50 000 piqûres/an et un peu moins d’une centaine de décès/an. Parmi eux, ce sont les enfants d’âge scolaire qui payent le plus lourd tribut à l’envenimation scorpionique, ils représentent 50% de la totalité des décès.
Même si une diminution notable du nombre annuel de décès (74 en 2005, 62 en 2006), un plus grand effort pour réduire la prolifération des scorpions en particulier dans les sept wilayas du Sud qui constituent encore la zone rouge est nécessaire (Ouargla, Djelfa, El Bayadh, Biskra, Naâma, El Oued et M’sila).
La campagne de sensibilisation des populations ne devrait pas être limitée à la seule saison de l’été où les enfants sont en vacances mais étalée tout au long de l’année avec implication des enseignants sur les moyens de prévention et les soins d’urgence en cas de piqûre en insistant sur la rapidité d’évacuation des personnes piquées vers les structures de soins qui doivent disposer de tout ce qui est nécessaire à la prise en charge d’une envenimation scorpionique.


